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Une situation troublée pour les commerçants et restaurateurs

"Pas comme ça", fut la réaction de ce cafetier de Saint-Michel-Chef-Chef apprenant, le 14 mars 2020, par voie de télévision, en même temps que ses clients sur l'écran géant de l'établissement, l'obligation de fermer quelques heures plus tard pour une durée indéterminée. 

"Pas maintenant, pas cette été, par pitié, laissez-nous travailler !!", implorent les commerçants et restaurateurs de l''A. C. A, association des commerçants de la commune, dans un courrier adressé à la nouvelle maire, Eloïse Bourreau-Gobin, en place depuis maintenant 3 semaines. 

Mais quel est donc le problème ? La colère et l'inquiétude des commerçants devant la piétonisation, à intervalles réguliers, de certains axes de la commune, notamment le bas de l'avenue Chevrier et une partie du front de mer, en raison de la situation sanitaire. "Je cherche à comprendre pourquoi, après presque 3 mois d'inactivité, alors que nous devrions juste enfin pouvoir faire notre boulot,il faut dépenser de l'énergie, se battre contre des decisions hâtives et sans concertation prises par la nouvelle mairie", explique Charlotte du Bac à Blé dans le fameux courrier. Une exaspération qui s'explique par le contexte très particulier que nous vivons, où un grand nombre de commerçants ont dû fermer leur boutique durant deux mois, avec les lourdes conséquences que cela a entraîné pour eux : pas de chômage partiel, pas d'assurance pour perte d'exploitation, une trésorerie "qui fond comme neige au soleil pour payer les charges"...

En fermant certaines rues à la circulation motorisée, les commerçants se sentent privés de leur clientèle au moment où les affaires pourraient commencer à repartir. L'impression d'êtres victimes d'une série de décisions arbitraires et non concertées émanant des divers pouvoirs en place. "S'ils ne peuvent venir en voiture, explique Véronique Allainmat, du Cours des Halles, les clients ne viennent pas, l'expérience l'a prouvé par le passé, lorsque la précédente municipalité a tenté de faire la même chose."

"Lorsque les axes sont fermés, les gens ne viennent pas non plus à pied", explique ce restaurateur. "Nous, nous faisons généralement demi-tour à la Cormorane en venant de Tharon, témoigne cette mère de famille. Après, ça fait loin pour les enfants, avec la poussette, les petites jambes et le reste. Maintenant qu'il faut se garer place du Marché, ce n'est même pas la peine. Si je dois me garer à plus de 500 m de la mer, je vais ailleurs, 1 km aller-retour, c'est beaucoup."

"Nous travaillons avec des gens de passage, ils sont perdus, ils voient un panneau "déviation", mais ils ne savent pas vers où ils sont déviés, il aimeraient savoir comment accéder au port, aux commerces. Du coup, ils repartent vers la quatre-voie, car c'est trop compliqué," déplore un commerçant.

Mais quel est donc le problème ? La colère et l'inquiétude des commerçants devant la piétonisation, à intervalles réguliers, de certains axes de la commune, notamment le bas de l'avenue Chevrier et une partie du front de mer, en raison de la situation sanitaire. "Je cherche à comprendre pourquoi, après presque 3 mois d'inactivité, alors que nous devrions juste enfin pouvoir faire notre boulot,il faut dépenser de l'énergie, se battre contre des decisions hâtives et sans concertation prises par la nouvelle mairie", explique Charlotte du Bac à Blé dans le fameux courrier. Une exaspération qui s'explique par le contexte très particulier que nous vivons, où un grand nombre de commerçants ont dû fermer leur boutique durant deux mois, avec les lourdes conséquences que cela a entraîné pour eux : pas de chômage partiel, pas d'assurance pour perte d'exploitation, une trésorerie "qui fond comme neige au soleil pour payer les charges" ...

La raison invoquée pour ces fermetures ? La distanciation sociale imposée par le Covid, et surtout les plaintes d’habitants exaspérés de l'activité qui règne sur le front de mer., pourtant bien loin de celle que l'on peut observer sur certains écrans de télévision dans les grandes villes. Mais les habitants sont à l'affût, et durant le confinement la précédente municipalité a reçu plaintes sur plaintes de Michélois signalant les déplacements intempestifs de leurs voisins. Voilà qui illustre le climat de peur et de méfiance qui règne depuis plusieurs mois, avec cette crainte de la "seconde vague" qui hante un certain nombre de personnes. 

Dans une lettre, datée du 20 juin,  adressée aux commerçants, suite à son entrevue du 10 juin avec Véronique Allainmat, de l'A. C. A., Eloïse Bourreau-Gobin explique : "La situation sanitaire exceptionnelle nous plonge dans un changement certainement durable de nos habitudes. La vie après le Covid-19 ne sera plus la même. De nombreux pays dans le Monde recommencent d’ailleurs à re-confiner. Avec le week-end end de l’Ascension et la réouverture du front de mer, nous avons constaté des situations de proximité inquiétantes entre les personnes sur l’espace public. Des habitants s’insurgeant de l’inconscience collective."

Elle ajoute : "Suivant vos conseils, nous avons déjà adapté les horaires de piétonisation, apporté des modifications aux fléchages de vos commerces, apporté des solutions à vos requêtes et prochainement, nous allons proposer une offre complémentaire de commerçants ambulants afin d’apporter vie aux espaces vides. [...] Chaque restaurateur et bar a été consulté afin d’étendre ses terrasses sur le domaine public. Vous êtes nombreux à avoir pris cette opportunité pour étendre votre espace commercial. Je trouve que c’est une très bonne chose pour l’avenir."

Elle invite les commerçants à une réunion en mairie mercredi 24 juin au matin, et à s'exprimer par écrit sur la plate-forme participative Confonder.

Souhaitons que la tension retombe et que les deux parties trouvent les mots pour évacuer les crispations et aménager la vie municipale au mieux pour tous.

Interrogée, la mairie n'a pas souhaité s'exprimer à ce jour.

K. U.

 

 

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