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Les vacances à Tharon-Plage dans les années 70

 
   

Agent immobilier dans les années 70 Venue de Chéméré, Marie-Thérèse Grandjouan, surnommée Pimprenelle, a découvert Tharon en 1973, comme agent immobilier. Le 3 mai dernier, elle prenait sa retraite, entourée de 300 personnes.

« Marie-Thérèse a réussi à fidéliser en amitié des personnes qui à la base n’étaient que des clients », dira d’elle Monsieur Léon. En 2006, dans l’ancienne quincaillerie Tramaux devenue ensuite cabinet médical, elle crée l’Agence tharonnaise, dont elle laisse aujourd’hui la gestion à Aurélie Hoiry. Elle se souvient du métier d’autrefois.

« Les années, 70, c’était l’époque de gloire des vacances, se souvient-elle. Elles duraient un à deux mois pour les vacanciers. C’étaient souvent les mêmes locataires qui revenaient d’un été à l’autre. C’étaient des familles de 3 ou 4 enfants, on les voyait grandir. La clientèle de juillet, surtout des employés du tertiaire, n’était pas du tout le même que celle du mois d’août, composée d’ouvriers. Les locations à l’année étaient beaucoup plus rares. Les demandes de location se faisaient par courrier, parfois par téléphone. Au printemps, l’agence recevait une vingtaine de lettres par jour, auxquelles une réponse était apportée par courrier. Le samedi était le jour de visite des locations Les locations prenaient la journée pour venir visiter, venant de la région nantaise, du Maine-et-Loire, de la Sarthe. Peu de Parisiens. Certains propriétaires ne venaient jamais dans leur maison. L’agence s’occupait alors de tout. D’avril à juin, des équipes de femmes de ménage préparaient la location avec un grand ménage de printemps. Les bouteilles de gaz étaient livrées par la quincaillerie Tramaux, Monsieur Calloux, le garage Métriau, Roger Crespin de l’Agence de la Poste. Il ne fallait pas se tromper de marque. Il fallait faire appel aux plombiers pour remettre en état les chauffe-eau, après 10 mois d’inactivité. On recevait les malles contenant le linge nécessaire, ou bien on fournissait les draps et serviettes, par le biais des laveries Derrien (puis Biard) et Beaugé, et on achetait oreillers et traversins manquants. La quincaillerie fournissait le petit matériel (pinces à linge, pointes, etc.) On louait des télévisions que Locatel venait installer. Le jardin aussi était à faire. C’était presque un métier de gouvernante. Les artisans de la station ne prenaient pas de vacances d’été : plombier, électricien, garagiste, etc. Il n’y avait pas de tout-à-l’égout, il fallait déboucher fosses et puisards. Les locataires arrivaient par le train à Pornic, puis prenaient le taxi ou l’autocar, et les vacances pouvaient commencer. »

 

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Marie-Thérèse à son bureau de l’Agence tharonnaise

 

Garden Party à la Brise de Mer

Marie-Thérèse Grandjouan, bien connue des Tharonnais, à l’occasion de son départ en retraite, organisait un pot d’adieu vendredi 3 mai 2019, en fin de journée, à la Brise de Mer. Près de 300 personnes se sont déplacées pour l’entourer, dont de nombreuses figures locales. Trois maires de Saint-Michel étaient présents : Irène Geoffroy, maire actuelle, Alain Guillon, ancien maire, et Patrick Girard, ancien maire et conseiller départemental. Une partie du monde immobilier s’était également jointe à la fête. Et beaucoup d’anciens clients devenus des amis, qui ont pu se promener dans le superbe parc à l’arrière du bâtiment.

Marie-Thérèse Grandjouan a travaillé à Tharon-Plage pendant 46 ans. Arrivée en 1973, elle a commencé à l’Agence pornicaise, où elle est restée 26 ans. Elle a ensuite passé quatre ans à l’Agence moderne avant de créer, le 3 mai 2006, l’Agence tharonnaise. Marie-Thérèse Granjouan laisse la main à Aurélie Hoiry, aux commandes de l’Agence tharonnaise. Aurélie Hoiry a travaillé en alternance à l’agence lors de sa seconde année de BTS, en juin 2011. Elle a ensuite obtenu un CDI en novembre 2012. À présent, elle prend la suite.

La Brise de Mer est une maison de vacances ayant la particularité d’accueillir, entre autres, les personnes en situation de handicap. « Sa vocation est d’offrir accueil et assistance aux personnes démunies, en situation de discrimination, ou à faible revenus, sans distinction d’origine ni de croyance », peut-on lire dans les statuts. Cet établissement a obtenu la palme nationale d’or du tourisme durable 2018 (catégorie hébergement), ainsi que le « coup de cœur du jury » du label Clef verte, premier label environnemental pour l’hébergement touristique et la restauration en France.


Invitée à l’inauguration de l’établissement en 2015, puis repassant lors d’une promenade par la rue du Redois, où se trouve le logis, Marie-Thérèse Grandjouan s’est écriée : « C’est là. » C’était là qu’elle ferait son pot de départ. « Nous avons été très bien accueillis », se réjouit-elle. Éloïse Gloria, directrice de la Brise de Mer, se réjouit également : « Plein de gens ne savent pas ce qu’est la Brise de Mer. C’est comme une seconde inauguration. Cela nous permet aussi de présenter l’équipe. »
Environ 300 convives se sont succédé, ravis par le cadre, l’accueil et l’ambiance, alimentée par Monsieur Léon, autre personnalité tharonnaise, et son orgue de barbarie.

 

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Marie-Thérèse prononçant son discours, où elle évoque notamment le travail en agence immobilière dans les années 70, dans des conditions complètement différentes à celles d’aujourd’hui.

 

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Marie-Thérèse Grandjouan, en blanc, son mari, et Aurélie Hoiry, en rouge.

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