Pays de Retz

Que faire des déchets verts et tontes de pelouse ?

Concernant les déchets verts et tontes de gazon sur le territoire de Pornic-Agglo, les déchetteries sont fermées.

COVED ne peut pas organiser une collecte de déchets verts en porte à porte. La société de ramassage mobilise déjà ses équipes afin que les collectes indispensables visant à garantir la salubrité, c’est-à-dire la collecte des ordures ménagères et des emballages en porte à porte, soient maintenues.

L'agglo précise que les déchets verts peuvent se gérer à domicile : compostage, mulching…

Plus d'information concernant ces techniques sur le site du Bocage mayennais.

Gérer la crise du Coronavirus en période de flou électoral

Venir en aide aux plus faibles et aux plus isolés est plus que jamais le rôle du maire d'une commune à l'heure actuelle, tout en rassurant les habitants et gardant la tête froide au milieu de toutes les rumeurs, vraies ou fausses, le tout dans un contexte électoral des plus inconfortable. A travers la France, certains sont rassurés de savoir que l'équipe reconduite a déjà l'expérience de la gestion d'une commune, tandis que d'autres espéraient qu'une nouvelle équipe compétente, ou novatrice, ou moins audacieuse, viendrait remplacer l'équipe en place.

Dans notre département comme ailleurs, les situations ne sont pas toujours faciles à gérer. « Les élections auraient dû être annulées », estime Michel Bahuaud, maire sortant de la commune de La Plaine-Sur-Mer (44), contraint de rempiler pour deux mois à l’issue de cinq mandats consécutifs, dont quatre comme premier magistrat. C’était pourtant volontiers qu’il laissait la place à son adjointe Séverine Marchand. Mais la loi d’urgence est passée par là et Michel Bahuaud se retrouve prolongé dans son mandat. Toujours en Loire-Atlantique, à Saint-Michel-Chef-Chef, Irène Geoffroy, battue à 21 voix près par la candidate de la minorité municipale Éloïse Bourreau-Gobin, va encore devoir attendre pour prendre les rênes de la commune. Elle s’est cependant proposée avec sa liste pour agir avec l’ancienne équipe. À Sucé-sur-Erdre, une collaboration entre la liste sortante et la liste entrante s’est mise en place efficacement.

 

Ailleurs en France, Philippe Ardhuin, maire reconduit de Simiane-Collongue (5 000 habitants), dans les Bouches-du-Rhône, a convoqué son conseil municipal vendredi 20 mars, en l’absence de directives claires. « Je n’ai agi ni par défiance ni par esprit de polémique, explique-t-il. Il n’était pas indispensable pour moi de tenir ce conseil, puisque je suis maire sortant réélu. Mais, ancien officier supérieur, j’ai pour habitude de faire les choses légalement, et en ce moment il est encore plus important qu’en temps normal d’avoir un exécutif en ordre de marche. » En effet, entre l’élection et la constitution du conseil municipal, le maire ne peut légalement gérer que les affaires courantes, mais non pas prendre des arrêtés. Depuis l’amendement 263 du 21 mars, les conseils municipaux en place avant les élections peuvent se réunir à nouveau (hors élection du maire et des adjoints), et ce, a priori, jusqu’au mois de juin. « Mais au moment de notre conseil, cet amendement n’avait pas encore été voté ».

 

Jeudi 19 mars, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, invité à la Matinale d’Europe 1, a tenu une grande allocution incitant à maintenir les conseils municipaux, quitte à ne pas tenir compte du quorum. Le soir même, il revenait sur ses propos. « Je n’ai reçu aucune directive officielle autre que les annonces par médias interposés, continue Philippe Ardhuin. J’ai donc tenu mon conseil municipal. Je n’ai su qu’ensuite que le sous-préfet avait tenté de m’appeler sans succès à plusieurs reprises, en réponse à mes interrogations. Lorsque j’ai reçu les nouvelles directives, j’ai annoncé que le conseil du 20 mars était « sans effet ». Le député Lambert a cependant demandé des sanctions contre moi. »

 

Et Philippe Ardhuin de s’interroger : « Quelle sera la légitimité d’un maire que les électeurs n’ont pas reconduit ? Comment vont se définir les relations d’un maire battu par un membre de son ancienne équipe, ce dernier se retrouvant de nouveau dans la minorité ? Entre les élections et la loi d’urgence, j’ai connu le cas d’un maire battu par son premier adjoint : ce dernier lui refusait l’accès à son bureau. Comment peut-on gérer correctement, dans ces conditions, une situation d’urgence comme la nôtre ? » Et l'on peut également se demander dans quelles conditions se déroulera le travail d'un maire sortant s'étant constitué une liste en vue des élections, et obligé de reprendre avec son ancienne équipe, dans laquelle certains adjoints ou conseillers souhaitaient s'arrêter pour cause de lassitude ou de désaccord.

Quant à Christian Schoettl, maire sortant de la petite commune de Janvry dans l'Essonne (630 habitants), il a maintenu également son Conseil municipal du 20 mars, et la Préfet n'a pu trouver d'argument pour faire annuler l'élection du premier magistrat et de ses adjoints. Le maire s'en explique sur son blog et au sein de nos colonnes.

K. U.

 

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Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue (Bouches-du-Rhône)