Histoire locale

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Le petit train de passage à Saint-Michel

Le petit train de passage à Saint Michel (certainement au niveau de l'ancienne poste du Centre-Bourg).

Il reliait avant-guerre Pornic à Saint Brevin.

(Crédit Jean-Pierre Domergue)

 

Le virus hante l’Estuaire de la Loire !

Dès le XIIIème siècle, la Loire a vu se mettre en place un contrôle sanitaire à partir de la petite île St Nicolas située entre St Brévin et Corsept.

Déjà les grandes épidémies se transformaient en  pandémies du fait de la mondialisation des transports (maritimes et fluviaux à cette époque). Le virus est conformiste, il fait comme tout le monde, il circule.

L’estuaire de la Loire «  exposé aux mouvements maritimes restait vulnérable face aux risques non maîtrisables venant de la mer. La petite statue de saint Roch placée sur le retable de l’église de Saint-Brevin dans la seconde moitié du XVIIe siècle, invoqué en tant que saint protecteur contre la peste, nous le rappelle. » (Véronique Mathot, historienne du Pays de Retz *)

 La population est emportée par une vague qui ne demande qu’à déferler. Pour endiguer la crise sanitaire, la libre circulation des biens et des hommes est limitée, contrôlée, ralentie :

 Restez chez vous ! Le confinement fait loi.

Le grand hypermarché mondial, qu’est devenue la Terre , doit se fragmenter en supérettes nationales voire régionales. L’économie protectionniste se met insidieusement en place pour s’adapter aux contraintes sanitaires, et tout cela en frappant des deux mains.

Virus informatique, virus boursier, virus du terrorisme et maintenant virus sanitaire ! : la viralité est le principe de la contagion des règlements.

Mais ces changements sont-ils nouveaux dans notre histoire ?

Emmanuel Tournemine

Pour en savoir plus, lire l'article publié par Véronique Mathot dans la revue des Historiens du Pays de Retz :

A la recherche d une barriere sanitaire pour l estuairea-la-recherche-d-une-barriere-sanitaire-pour-l-estuaire.pdf (312.63 Ko)