Les Echos du Pays de Retz

 

Page indépendante d'actualité du Pays de Retz et d'ailleurs

L'information n'est pas une marchandise, uniquement source de revenus, même s'il est normal qu'un journaliste soit rémunéré pour son travail et qu'i cherche à gagner sa vie. A l'heure actuelle, plus que jamais, on devrait parler de l'information comme d'une mission, et on pourrait dire que les médias ont un devoir d'information. Le but premier d'un journaliste est-il simplement de voir sa signature dans le journal ?

Dire qu’il ne se passe plus rien en ce moment, c’est complètement faux : il y a BEAUCOUP de choses qui se passent, y compris localement, et l’info est plus que jamais non seulement importante, mais de notre devoir. Si on ne la cherche pas, on ne la trouve pas, c’est tout. On peut la trouver sans sortir de chez soi, juste en donnant quelques coups de fil, même si le gouvernement a bien précisé que pour les personnes possédant la carte de presse, les déplacements seraient facilités.

Pour notre part, étant donné que nous ne sommes pas rémunérés, vous avez l'assurance de notre désir de faire circuler l'info pour l'info et rien d'autre.

De plus, les erreurs nous appartiennent, mais nous (et vous) ne sommes plus victimes des erreurs des divers maillons de la publication d'un journal officiel, ni d'une quelconque censure !

Nous ne sommes pas journalistes de presse écrite, ne prétendons pas l'être, mais mettons nos capacités au service de la vie locale.

Correspondants :

Krystyna Umiastowska-Saurel :
06 65 72 74 19 / krystyna.saurel@free.fr
Jean Lecoeur (Mano) 06 80 71 72 44
Emmanuel Tournemine
Jeannette

 

Rubriques :
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L'actualité en temps de confinement

L'information n'est pas une marchandise, uniquement source de revenus, même s'il est normal qu'un journaliste soit rémunéré pour son travail et qu'i cherche à gagner sa vie. A l'heure actuelle, plus que jamais, on devrait parler de l'information comme d'une mission, et on pourrait dire que les médias ont un devoir d'information. Le but premier d'un journaliste est-il simplement de voir sa signature dans le journal ?

Dire qu’il ne se passe plus rien en ce moment, c’est complètement faux : il y a BEAUCOUP de choses qui se passent, y compris localement, et l’info est plus que jamais non seulement importante, mais de notre devoir. Si on ne la cherche pas, on ne la trouve pas, c’est tout. On peut la trouver sans sortir de chez soi, juste en donnant quelques coups de fil, même si le gouvernement a bien précisé que pour les personnes possédant la carte de presse, les déplacements seraient facilités.

K. U.

Axel Mellerin, meilleur artisan de France

Pour la seconde année consécutive, RMC organisait le concours national des meilleurs artisans de France, ouvert à toute personne travaillant dans une entreprise artisanale, ou en étant le gérant. Plus de 400 candidatures ont été reçues, coiffeurs, plombiers, peintres, bouchers, mécaniciens automobiles, carreleurs, charpentiers, dont 56 ont été sélectionnées, et 7 récompensés. Parmi eux, le charpentier michélois Axel Mellerin, âgé de 26 ans, pour sa tour d'observation réaliséze en 8 h 50.

« L’artisanat, premier employeur de France, a un rôle déterminant dans notre économie. Nous sommes convaincus que le savoir-faire de nos artisans est précieux et a de l’avenir. Nos artisans ont de l’or entre les mains ! Au travers de ce concours, nous nous sommes engagés à mettre en valeur ce vivier de talents, expliquent Eric Brunet et Laurent Neumann, organisateurs du concours. C’est avec fierté que nous avons récompensé les 7 lauréats lors de la finale le vendredi 6 mars au Paris Event Center où les artisans finalistes se sont affrontés autour d’une journée d’épreuves. Ils devaient mettre à profit toute leur expérience, leurs compétences et savoir-faire ainsi que leur détermination. »

« Ce qui était intéressant dans ce concours, apprécie Axel, c’est quele sujet était imposé, mais la technique était complètement libre, avec le matériel, les techniques et les compétences que l’on voulait. J’ai choisi d’utiliser l’ordinateur et de travailler en 3 D. »

Axel est cogérant de l’entreprise michéloise de menuiserie charpente de son père, Yves Mellerin, menuisier de métier, qui lui a appris les rudiments du métier de menuisier. « Au début, le travail du bois, c’était un peu pour faire comme papa, et puis c’est rapidement devenu une passion. C’est un métier qu’on ne fait pas sans passions. J’aime le contact avec le bois. C’est une matière passionnante, il n’y a pas deux morceaux de bois identiques. J’aime travailler de mes mains et obtenir un résultat concret à la fin de la journée. Mais la charpente, c’est encore autre chose que la menuiserie, c’est surtout une gymnastique de l’esprit, et j’avais besoin de ça. »

À l’âge de 15 ans, Axel part en apprentissage afin de compléter sa formation et voir une autre façon de travailler. Après ma menuiserie, il embraye sur la charpente afin d’approfondir ses connaissances. Lauréat du concours du meilleur apprenti de France, il s’inscrit ensuite aux Olympiades des Métiers et termine 5e national puis, l'année suivante,  il obtient la médaille d’or en charpente et part au Brésil représenter la France. Sa nomination comme meilleur artisan de France vient couronner son parcours.

« Ma formation est aujourd'hui terminée, même si on apprend toute sa vie. Mais il faut surtout être bien préparé et connaître toutes les ficelles du métier. »

L’entreprise Mellerin est fermée pendant le confinement. Axel travaille au bureau avec ses parents,, réalisant l’administratif (devis et chiffrages),  tandis que les ouvriers (5 CDI et 4 apprentis) ont été invités à chez eux, pour leur sécurité. Axel continue également le travail sur logiciel 3D, concevant les prochains projets et préparant les futurs chantiers. C’est lui qui a apporté cette technique dans l’entreprise familiale. Axel est souvent retenu au bureau, mais il espère un jour pouvoir être davantage sur le terrain, voire former des apprentis.


Le site de l'entreprise Mellerin
L'entreprise Mellerin sur Facebook
L'entreprise Mellerin sur Instagram

 

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Axel Mellerin lors de l'épreuve

 

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Axel Mellerin remporte le concours !

 

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L'entreprise Mellerin au grand complet

 

Un jour sans pain à Saint-Michel-Chef-Chef

Aujourd’hui lundi, les dépôts de pain sont fermés à Saint-Michel. Ce sera un jour sans pain pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’en trouver à l’épicerie du centre bourg, dévalisée, ou à Super U.

La bonne nouvelle, c’est que la boulangerie Les Petits Galets (42, avenue du Maréchal-Foch), en congé, rouvrira ses portes plus tôt que prévu, afin de compenser la fermeture de la Tharonnaise. Nathalie Gallet sera secondée par... Théo que vous connaissez bien comme ancien barman de la Caravelle. En conséquence, les dépôts de pain du Cours des Halles et de la boucherie Leduc, qui ont fonctionné sur commande ces derniers jours sur incitation de la mairie, cesseront dès demain.

 

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Monsieur Léon, animateur de la commune durant de longues années, assurant la vente du pain à la boulangerie Les P'tits Galets un dimanche matin de 2019, aux côté de la boulangère, Nathalie Gallet.

 

Que faire des déchets verts et tontes de pelouse ?

Concernant les déchets verts et tontes de gazon sur le territoire de Pornic-Agglo, les déchetteries sont fermées.

COVED ne peut pas organiser une collecte de déchets verts en porte à porte. La société de ramassage mobilise déjà ses équipes afin que les collectes indispensables visant à garantir la salubrité, c’est-à-dire la collecte des ordures ménagères et des emballages en porte à porte, soient maintenues.

L'agglo précise que les déchets verts peuvent se gérer à domicile : compostage, mulching…

Plus d'information concernant ces techniques sur le site du Bocage mayennais.

Le point sur les commerces ouverts à Saint-Michel-Chef-Chef

Voici la liste des commerces ouverts dans la commune à ce jour :

Super U et épicerie du centre bourg,

Drive Leclerc (place de l’Église),

Cours des Halles (avec dépôt de pain) : 19, rue Ernest-Chevrier

Boucherie Leduc (avec dépôt de pain) : 47, avenue du Maréchal-Foch

Boulangerie La Galinette dorée : 1, rue du Redois

Multi-Mets (traiteur livrant à domicile ) : 71, rue du Haut-Village (02 40 21 21 10)

Boulangerie La Galinette dorée : 1, rue du Redois

La Boulangerie tharonnaise est contrainte de fermer ses portes : voir ci-dessous.

La boulangerie Les P’tits Galets de Tharon et la Boulangerie tharonnaise ont pris leurs congés momentanément.

L’AMAP continue à fonctionner le mardi soir de 16 h à 18 h, salle de la Hervière.

La ferme Gineau (34, rue du Haut-Village) vend tous les soirs entre 16 h et 18 h 30 et a du stock à écouler (produits laitiers et viande), et maintient l’ouverture de l’épicerie bio La Pause locale mercredi 1er avril, les horaires prévus pouvant être adaptés selon l’évolution de la situation (du mardi au samedi de 14 h 30 à 18 h 30, avec une ouverture supplémentaire le samedi matin de 10 h à 12 h 30). « Tous les travaux n’ont pu être achevés (enseigne, portes, étagères), annonce Florence Gineau, mais nous souhaitons aider nos collègues producteurs qui ont du stock à vendre. Les fruits et légumes n’attendent pas, le fromage de chèvre a été produit en quantité. »

Le bureau de Poste (20 avenue Ernest-Chevrier) adapte ses horaires : du lundi au vendredi de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 16 h 30, et le samedi de 10 h à 12 h 30 (affranchissement sur automates uniquement). La Poste informe que la distribution de courrier dans la commune tourne au ralenti en raison des diminutions d'effectifs. Quant aux habitants, ils ont pu constater l'abscence totale de livraison de courrier depuis le début de la semaine.

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Appel aux initiatives commerçantes

Message de la Mairie de Saint-Michel-Chef-Chef :

Certains commerçants et artisans continuent de proposer leurs services pendant la crise (permanences, livraisons à domicile...). La mairie de Saint-Michel-Chef-Chef souhaite les regrouper afin de répondre au mieux aux nombreuses demandes des usagers.

Vous êtes commerçant ou artisan dans la commune ? Vous avez un service à proposer ? 
Merci d'envoyer un mail à : communication@stmichelchefchef.fr (avec vos coordonnées et les actions mises en place).

Gérer la crise du Coronavirus en période de flou électoral

Venir en aide aux plus faibles et aux plus isolés est plus que jamais le rôle du maire d'une commune à l'heure actuelle, tout en rassurant les habitants et gardant la tête froide au milieu de toutes les rumeurs, vraies ou fausses, le tout dans un contexte électoral des plus inconfortable. A travers la France, certains sont rassurés de savoir que l'équipe reconduite a déjà l'expérience de la gestion d'une commune, tandis que d'autres espéraient qu'une nouvelle équipe compétente, ou novatrice, ou moins audacieuse, viendrait remplacer l'équipe en place.

Dans notre département comme ailleurs, les situations ne sont pas toujours faciles à gérer. « Les élections auraient dû être annulées », estime Michel Bahuaud, maire sortant de la commune de La Plaine-Sur-Mer (44), contraint de rempiler pour deux mois à l’issue de cinq mandats consécutifs, dont quatre comme premier magistrat. C’était pourtant volontiers qu’il laissait la place à son adjointe Séverine Marchand. Mais la loi d’urgence est passée par là et Michel Bahuaud se retrouve prolongé dans son mandat. Toujours en Loire-Atlantique, à Saint-Michel-Chef-Chef, Irène Geoffroy, battue à 21 voix près par la candidate de la minorité municipale Éloïse Bourreau-Gobin, va encore devoir attendre pour prendre les rênes de la commune. Elle s’est cependant proposée avec sa liste pour agir avec l’ancienne équipe. À Sucé-sur-Erdre, une collaboration entre la liste sortante et la liste entrante s’est mise en place efficacement.

 

Ailleurs en France, Philippe Ardhuin, maire reconduit de Simiane-Collongue (5 000 habitants), dans les Bouches-du-Rhône, a convoqué son conseil municipal vendredi 20 mars, en l’absence de directives claires. « Je n’ai agi ni par défiance ni par esprit de polémique, explique-t-il. Il n’était pas indispensable pour moi de tenir ce conseil, puisque je suis maire sortant réélu. Mais, ancien officier supérieur, j’ai pour habitude de faire les choses légalement, et en ce moment il est encore plus important qu’en temps normal d’avoir un exécutif en ordre de marche. » En effet, entre l’élection et la constitution du conseil municipal, le maire ne peut légalement gérer que les affaires courantes, mais non pas prendre des arrêtés. Depuis l’amendement 263 du 21 mars, les conseils municipaux en place avant les élections peuvent se réunir à nouveau (hors élection du maire et des adjoints), et ce, a priori, jusqu’au mois de juin. « Mais au moment de notre conseil, cet amendement n’avait pas encore été voté ».

 

Jeudi 19 mars, Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, invité à la Matinale d’Europe 1, a tenu une grande allocution incitant à maintenir les conseils municipaux, quitte à ne pas tenir compte du quorum. Le soir même, il revenait sur ses propos. « Je n’ai reçu aucune directive officielle autre que les annonces par médias interposés, continue Philippe Ardhuin. J’ai donc tenu mon conseil municipal. Je n’ai su qu’ensuite que le sous-préfet avait tenté de m’appeler sans succès à plusieurs reprises, en réponse à mes interrogations. Lorsque j’ai reçu les nouvelles directives, j’ai annoncé que le conseil du 20 mars était « sans effet ». Le député Lambert a cependant demandé des sanctions contre moi. »

 

Et Philippe Ardhuin de s’interroger : « Quelle sera la légitimité d’un maire que les électeurs n’ont pas reconduit ? Comment vont se définir les relations d’un maire battu par un membre de son ancienne équipe, ce dernier se retrouvant de nouveau dans la minorité ? Entre les élections et la loi d’urgence, j’ai connu le cas d’un maire battu par son premier adjoint : ce dernier lui refusait l’accès à son bureau. Comment peut-on gérer correctement, dans ces conditions, une situation d’urgence comme la nôtre ? » Et l'on peut également se demander dans quelles conditions se déroulera le travail d'un maire sortant s'étant constitué une liste en vue des élections, et obligé de reprendre avec son ancienne équipe, dans laquelle certains adjoints ou conseillers souhaitaient s'arrêter pour cause de lassitude ou de désaccord.

Quant à Christian Schoettl, maire sortant de la petite commune de Janvry dans l'Essonne (630 habitants), il a maintenu également son Conseil municipal du 20 mars, et la Préfet n'a pu trouver d'argument pour faire annuler l'élection du premier magistrat et de ses adjoints. Le maire s'en explique sur son blog et au sein de nos colonnes.

K. U.

 

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Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue (Bouches-du-Rhône)

 

Des nouvelles de la mairie de Saint-Michel-Chef-Chef

Les dernières informations de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef ont été publiées mardi 24 mars dans le Chef-Chef-Hebdo (bulletin municipal). De quoi informer les Michélois, qui s'interrogeaient au long de la longue et silencieuse semaine passée. Qui est maire actuellement ? Les résultats des élections ont-ils été annulés ? Quelles sont les mesures prises par la commune face à la situation d'urgence ? Sur ordre du gouvernement, l'élection de la nouvelle équipe municipale d’Éloïse Bourreau-Gobin, qui devait avoir lieu à huis clos vendredi 20 mars, a été annulée, et Irène Geoffroy reste en place pour au moins jusqu'au milieu du mois de mai, avec l'ancienne équipe du Conseil municipal. 

Un courrier a été envoyé la semaine dernière à toute personne de la commune âgée de plus de 70 ans, mais la Poste ne l'a pas encore acheminé. Aux dernières informations, la Poste continue d'assurer la distribution, mais avec un effectif réduit et par conséquent des délais plus longs. La mairie a pris contact avec les bénévoles d'associations michéloises, ainsi qu'avec les services d'aide à domicile, afin de recenser les personnes auprès desquelles ils intervenaient. Il n'est cependant pas nécessaire d'avoir plus de 70 ans pour demander de l'aide.  L’accueil de la mairie, fermé jusqu'à nouvel ordre, reste joignable 02 40 64 99 99. Un service communal d'aide aux courses alimentaires a été mis en place. N'hésitez pas également à proposer vos services. Bernadette Mellerin, adjointe aux Affaires sociales, compte beaucoup sur le bouche-à-oreille pour s'assurer que personne n'a été laissé pour compte.

Le service communication fait également un appel afin de recenser les commerçants et artisans travaillant encore dans la commune (se signaler par mail : communication@stmichelchefchef.fr).

Éloïse Bourreau-Gobin et son équipe avaient préparé un communiqué au lendemain de l'élection, communiqué qui n'a pas trouvé de diffusion hors des réseaux sociaux. Après l'annulation du conseil municipal, la candidate élue et son équipe s'est mise à la disposition de la commune : « M. Le Premier ministre vient de prendre la décision de reporter la séance du conseil municipal devant élire la maire et ses adjoints. C’est une décision raisonnable, conforme à l’urgence de protection liée au Coronavirus. Bien sûr cela signifie pour mon équipe et moi de ne pas pouvoir exercer d’ores et déjà les responsabilités auxquelles les Michelois et Tharonnais nous ont portés par le vote majoritaire du 15 mars. Mais le plus important, c’est la protection de nos concitoyens. C’est pourquoi dans cette situation très particulière, je me mets avec mon équipe à la disposition de Mme Geoffroy qui aura à assurer la gestion des affaires courantes de la ville et cette crise jusqu’à mi-mai au moins. C’est le sens du message que je lui adresse ce jour. »

K. U.

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Des élections municipales compliquées

Seules deux communes en France ont convoqué le nouveau conseil municipal pour élire le maire et ses adjoints : Janvry, commune de l'Essonne (630 habitants), et une commune des Bouches-du-Rhône, Simiane-Collongue (5 000 habitants). Un tout petit village des Vosges comptait également convoquer son conseil, mais le quorum n'était pas atteint, et le conseil n'a pu avoir lieu.  Depuis, a été votée la loi d'urgence du 23 mars 2020, stipulant qu'en vertu de la situation d'urgence, l'ancien maire, même s'il est perdant, est prorogé encore pendant deux mois, avec tout son conseil municipal.

À Simiane-Collongue, un avis a été publié sur le site de la mairie : "Conformément à la décision du gouvernement, les délibérations prises lors des conseils municipaux qui se sont tenus du vendredi 20 mars au dimanche 22 mars, sont sans effet. Aussi, l’équipe en place conserve ses sièges jusqu’à la tenue d’un prochain conseil municipal, qui selon le gouvernement se déroulera avant juin et dont la date sera donnée en mai prochain."

En ce qui concerne le village de Janvry, « le  Préfet de l'Essonne n'a pu que constater la légalité de la procédure, explique Christian Schoettl, maire de la commune. En effet, dans notre système démocratique, seule une loi peut reporter les élections. Or, cette loi n'avait pas encore été votée entre vendredi et dimanche dernier, le Sénat et l'Assemblée nationale s'opposant sur la question des élections. Les diverses communes où le maire était passé au premier tour étaient donc tenues de constituer leur conseil municipal. « S'il y a bien un moment où dans les communes il faut des équipes solides, c'est maintenant. Il y a un boulot permanent, et pendant ce temps, il faut continuer à voter les budgets, payer les salaires, il faut donc un conseil municipal constitué. » Et d'ajouter :  « On ne peut pas annuler les élections. Ce serait un déni de démocratie. »​

Comment Christian Schoettl, maire de Janvry depuis 31 ans, gère-t-il la crise du coronavirus ?

« J'ai passé les dernières journées à distribuer 1 500 masques dans les hôpitaux, établissements psychaitriques, cabinets de radiologie, établissements pour personnes handicapées, pou rpersonnes âgées, ou commerces des environs. En effet, nous disposions de ces masques qui n’avaient pas servi lors de la grippe H1N1 et dont la date de préremption ne touche que... l'élastique. Je ne sais d'ailleurs pas ce qu'en ont fait les autres maires, chez nous ils étaient stockés dans le grenier de la mairie. J’ai saisi l’État pour leur demander quoi en faire, et je n’ai pas eu de réponse. Alors j’ai pris ma petite auto et j’ai fait la distribution. Et je peux vous dire qu’on nous voit arriver avec une vraie joie.

Nous continuons la distribution de pain de porte-à-porte, qui existe sur notre bourgade depuis 25 ans, mais maintenant c’est moi qui m’y colle avec mon premier adjoint pour ne faire courir de risque à personne.

Il y a une telle vie sociale ici qu’il est compliqué de la maintenir sans faire preuve de nonchalance pour autant. Nous communiquons beaucoup en nous par nos groupes Facebook internes et autres réseaux, nous discutons beaucoup. Il y a une vraie vie de village ici, et le lien perdure malgré le confinement. »

K. U.

 

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Christian Schoettl, maire de janvry (Essonne, 500 habitants) depuis 31 ans

Marché de Tharon ce matin

Non, les vendeurs sur le marché ne sont pas inconscients (en regard des consignes actuelles). Eux aussi font les choses correctement avec les moyens du bord, plus que certains patrons de magasins qui exposent leurs vendeurs.

 

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Un exemple : ce chaland a mis en place une barrière de protection artisanale entre le vendeur et sa marchandise et les clients (qui laissent un espace entre eux, tout comme dans les magasins) :

 

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Optez pour la vente à distance

 

L’approvisionnement et les ventes à distance s'organisent. En ce qui concerne la ferme Gineau, article approfondi à venir la semaine prochaine.

 

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